Les Lettres Du Mois

Lettre N° 14 - Novembre 2018
Lettre N° 13 - Octobre 2018
Lettre N° 12 - Septembre 2018

Poucharramet 31

Il y a dix ans, une association répond à un appel à projet communal, le remporte en proposant de faire un lieu d'information et de sensibilisation à l'environnement. Sauf que le besoin n'est pas là. Changement de programme, sans renier leurs convictions, les jeunes initiateurs créent au même endroit le café culturel la Maison de la Terre, à 30 km de Toulouse et reçoit désormais l'appui de la Communauté de Communes. Aujourd'hui 8000 personnes fréquentent ce lieu par an.

 

Quand on pénètre dans la Maison de la Terre, ancienne ferme à colombage restaurée avec des techniques écologiques et du goût, on comprend très vite pourquoi l'on y vient des alentours et de Toulouse. L'accueil, le repas proposé, simple, bio et original concocté avec soins et la musique de qualité en font la spécificité.


En 2008, le café culturel prend forme
À l’origine de ce projet et de son évolution on trouve Frédérick Mathis aujourd'hui coprésident de l'association éponyme. "Lorsque nous avons revu le projet initial avec ma compagne, pour en faire un café culturel on manquait de lieu de rencontres, il fallait aller à Toulouse qui est à 40 minutes pour avoir une offre culturelle. On va démarrer en 2008 à la suite d'une soirée qui va rassembler 300 personnes et qui va nous rassurer sur le projet".


… fortement soutenu par les bénévoles
La jeune association au fil des mois, multiplie les soirées, rassemble de plus en plus de bénévoles qui font la force de ce lieu, reçoit des subventions de la Fondation de France, interpelle avec succès la Communauté de Communes en 2009, toujours partenaire aujourd'hui. Cette organisation va donner désormais à la Maison de la Terre son rythme soutenu, puisque tout au long de l'année, elle propose toutes les fins de semaine des concerts, des expositions, du théâtre… sans oublier les temps forts que sont les festivals de jazz, de blues… "L'asso dispose de salariés indispensables à notre fonctionnement et repose également sur un gros collectif de bénévoles lors des périodes d'ouverture, mais aussi dans le cadre de la commission de programmation et cela depuis le départ" souligne le cofondateur.


La recherche de la qualité dans tout ce qui est proposé
Le recrutement d'une nouvelle coordinatrice devrait amener le lieu à aller demain vers plus de spectacles de théâtre, de rue et compléter ainsi l'offre en matière culturelle dont l'essentiel est nourri par des artistes de la région Occitanie, uniquement des professionnels rémunérés. " Un des plus beaux compliments vient d'une personne qui m'a dit à propos de nos choix - je n'aime pas toujours les spectacles mais c'est toujours de qualité comme les repas".


Et l'émulation de l'association pour évoluer en permanence
L'association se dit mature et en route pour ouvrir de nouveaux chemins, les idées sont là dont celle de proposer de la médiation culturelle auprès du jeune public pour exercer leur œil et leur regard en tant que spectateur. La délocalisation des événements devrait se poursuivre dans un style guinguette auprès des toutes petites communes de 30 à 40 habitants. " Nous sommes dans un processus vivant, loin d'un principe figé qui nous apparenterait à une entreprise ou un service public. Les personnes à nos côtés sont très motivées et impliquées ce qui me fait dire que les associations sont de véritables laboratoires d'idées et d'innovation sociale et que nous avons encore de l'avenir".


Festival AgitaTerre, le dimanche 1er juillet
Demain, l'association fera cause commune avec l'association 3 PA (organisme d'éducation et de formation à l'environnement, dont est issue la Maison de La terre) pour l'organisation de la 5e édition du festival AgitaTerre où l'on attend plus de 3000 personnes. On y parlera alternative durable et locale avec pour thème principal " les Communs".


Entre nous


> Grande satisfaction ?  "D'avoir répondu à nos exigences en matière environnementales en créant sur place notre lieu de travail et de vie et d'avoir  développé de l'activité culturelle et de l'emploi. Jules Renard disait à peu près cela -faire de mon village le centre du monde, c'est une grande satisfaction".


> Solutions à trouver prochainement ? "Elle est un peu basique et terre à terre, ce serait de dégager plus de trésorerie pour naviguer à plus long terme et investir sur des projets sans risque. Notre banque nous a proposé d'augmenter les tarifs mais ce n'est pas notre choix ".






Pour les plus curieux : www.lamaisondelaterre.fr



Je m’engage à apporter notre expérience sur un projet similaire, vous pouvez me contacter : Frederick Mathis   Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

REDACTION

Journal  d'information numérique (lettre et site) associatif, indépendant, participatif et gratuit.

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