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Nérac 47

Lancé en septembre dernier, le mouvement « Nous voulons des paysans » souhaite aider les paysans à s’orienter vers un système plus vertueux et participer à l’installation de nouveaux paysans à la campagne. C’est ainsi que « Nous voulons des coquelicots », après deux ans d’action en faveur de l’interdiction des pesticides, se pare d’une nouvelle identité et opte pour de nouvelles façons d’agir. A Nérac on s’organise pour mettre en place ce changement…

 

De la même façon que le mouvement national « Nous voulons des coquelicots » s’était décliné au niveau local, « Nous voulons de paysans » devrait déployer son action sur le territoire avec cette nouvelle identité. Autrement dit, au revoir « Nous voulons des coquelicots », bonjour « nous voulons de paysans ». Patrice Jayles, retraité de l’ONF à Nérac a fait parti de la première aventure et s’apprête à organiser le changement avec un collectif pour démarrer la seconde « C’était prévu que l’action des coquelicots s’arrête après deux ans. Action qui s’est soldée par la collecte de 1 135 134 signatures contre l’interdiction des pesticides. Aujourd’hui, il faut agir, agir au plus vite pour sortir de l’agriculture industrielle qui nous amène à une impasse. Et c’est le moment. Les arrivées de nouveaux couples sur le département qui veulent vivre différemment mais aussi les sondages réalisés auprès des Français montrent qu’une grande majorité veut sortir de ce type d’agriculture, mieux se nourrir, avoir une nature préservée. Sur le terrain, on va voir ce qui se passe, on est là pour faire levier…»


«Notre message n’est pas contre les paysans mais contre des façons de cultiver»
Militant hier, le mouvement d’aujourd’hui ne renie pas son passé mais souhaite avant tout agir différemment. « Notre objectif est d’informer, de communiquer auprès de la presse, de faire avec d’autres partenaires… pour agir ensemble. L’idée est de se rapprocher des acteurs du monde agricole qui agissent déjà comme la Confédération Paysanne, Terre de liens… et de faire mieux connaître leurs actions. Nous allons leur apporter un soutien pratique car pour informer, il est nécessaire de préparer ces moments de débats et d’échanges, l’énergie collective est nécessaire. Notre message n’est pas contre les paysans mais contre des façons de cultiver qui mènent à la dégradation des sols, à des maladies neurovégétatives chez les agriculteurs… Nous voulons les aider à  sortir de cette impasse, aux conséquences néfastes pour tout le monde » souligne Patrice Jayles.


«  J’ai envie que cela change, change vite. Et je sais que cela va changer … »
Dans ce département - précise Patrice Jayles - où agriculture conventionnelle et agriculture bio se côtoient, mais où les surfaces de terres bio font partie des plus importantes en France, il est quand même nécessaire de porter l’information demain auprès des plus jeunes, dans les écoles. « J’ai envie que cela change, change vite. Et je sais que cela va changer car on ne peut pas continuer ainsi. Nous souhaitons aller vers les associations et les écoles, car c’est l’ignorance qui nous fait prendre les mauvaises décisions. Même si aujourd’hui on n’est pas encore nombreux dans notre collectif, là où nous devons agir, c’est sur l’information ».

L’impact des media, une évidence
Dans les actions immédiates, Patrice Jayles cite l’interpellation des députés locaux. Ces derniers ont reçu pour certains  un courrier réalisé en commun avec l’antenne de Condom (Gers)  « Nous voulons des paysans » et les Amis de la Terre. « Il faut montrer et rappeler aux élus locaux que l’opinion publique est demandeuse d’un nouveau modèle agricole. Nous espérons que les media locaux, mais au-delà, seront là aussi car on peut voir que chaque fois  qu’une émission d’investigation est diffusée, les pratiques évoluent plus rapidement. Et aujourd’hui il faut aller vite.»



Entre nous :


> Grande satisfaction : « De voir qu’autour de nous se dessine un changement, de nouveaux couples arrivent dans notre département pour avoir une vie plus près de la nature… »
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> Solutions à trouver prochainement ? « Notre nouveau discours, nos façons d’agir plus communicantes, notre envie de faire ensemble… est à déployer avec écoute et pédagogie car nous sommes encore perçus  comme des militants»

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Je m’engage à apporter mon expérience sur un projet similaire : 
Patrice Jayles - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.(l’adresse devrait évoluer vers la nouvelle entité …)


Pour les plus curieux : https://nousvoulonsdescoquelicots.org/2020/09/10/nous-voulons-des-paysans-3

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