Vic-Fezensac 32

Chez le particulier ou les jardins communautaires, la permaculture occupe aujourd’hui une large place. Si elle permet de laisser tomber les outils bruyants et peu respectueux du sol, elle nous invite à plus d’observation et souvent à s’initier à travers des stages. Parlons-en avec un « permaraicher » comme il se nomme mais aussi pédagogue. En route pour la visite…

 

Dans le Gers, à Vic-Fezensac, Jérôme exerce une activité de maraîchage depuis 2009 basée sur la permaculture. Tout au long de l’année, il propose des paniers sans engagements, auprès d’une vingtaine de familles mais aussi des ateliers d’initiation à la permaculture. « Les jeunes, les quadras et les retraités, qui souvent ont mal au dos, ont envie de changer de façon de cultiver leur potager et de mieux comprendre la permaculture. Ils ont parfois une expérience ou pas et viennent chercher de l’information, le savoir-faire et des conseils ».

 

Démarrer avec une petite surface

Bien sûr, il y a des livres et notamment ceux de Bill Molisson et David Holmgren, qui ont mis en avant dans les années soixante-dix en Australie la permaculture ; un ouvrage de référence mais pas facile à digérer comme le souligne notre interlocuteur qui en a fait l’expérience en y accordant toutefois un grand intérêt.
« La permaculture est d’abord une façon de cultiver basée sur l’observation de l’espace choisi, de la terre, du climat, de tout ce qui nous entoure. Et si l’on veut démarrer, il faut commencer par de petites surfaces, c’est comme cela que j’ai démarré et j’ai doublé chaque année ma surface. Pour le particulier, quatre mètres carrés suffisent au départ, avec une bande de 5 m de long sur 80 cm de large avec l’idée de le faire bien. On y plante 6 à 8 pieds de tomates, des betteraves, quelques salades… Après avoir pris le temps de préparer le sol, avec des feuilles, de la paille, du bois broyé dès l’automne sur une épaisseur de 20 à 25 cm. Plus le sol sera préparé moins on aura de travail au printemps ».

Évidemment tout cela se fait sans motoculteur, notre jardinier est heureux quand l’un de ses stagiaires lui dit en partant que demain il va vendre son motoculteur. Trois outils seulement sont nécessaires : la fourche, le plantoir et la bêche de type grelinette.

 

 Le jardin n’est pas un lieu qui doit être propre

À côté de cela, notre pédagogue essaye de faire passer l’idée que le jardin n’est pas un lieu où tout est bien rangé, bien propre, sans herbe. Une façon de faire dont nous avons du mal à nous débarrasser paraît-il.Alors si l’expérience en solitaire ne vous convient pas ou si votre questionnement est tel qu’il est nécessaire d’en parler et d’échanger, les stages de permaculture sont aujourd’hui multiples autour de chez soi. Pour bien les choisir quelques conseils de Jérôme : « Il faut que le stage allie théorie pure, réflexion sur le projet et sa mise en pratique et aussi une pratique sur le lieu. On n’est pas forcément obligé d’opter tout de suite pour une formation sur le design qui consiste à apprendre à organiser ses cultures dans le temps et l’espace. Peu importe la saison mais l’automne est assez idéal. »

 

Pour les plus curieux  :  www.permaraicher.com 

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