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Tarbes 65

L’économie sociale et solidaire affiche un solde positif de créations et d’emplois. Serait-elle vouée à devenir une composante à part entière de l’économie nationale ? ITVB donne parole à ceux qui par conviction ou hasard ont fait le choix d’inscrire leur métier dans l’ESS et qui apporte un éclairage sur la question.  

 

L’ESS tente de plus en plus de jeunes ou de moins jeunes, en recherche d’un renouveau dans leur vie professionnelle. Mettre l’humain au centre de ses préoccupations serait aujourd’hui pleinement porteur de sens. Ces acteurs y voient des valeurs humaines déclinées à travers une organisation et un mode de fonctionnement propres sans pour cela être un miroir aux alouettes.


« Entreprendre autrement… »


«Pour moi, elle répond à une problématique d’un territoire proche avec pour principal objectif d’avoir une utilité sociale. C’est entreprendre autrement en se plaçant dans une dynamique collective qui est très motivante. J’ai du mal à travailler pour des projets qui ne rassemblent pas plusieurs partenaires autour d’un projet. Mais bien sûr comme partout on peut trouver dans l’ESS des managers peu ou pas soucieux du bien-être de leurs salariés» confie Gaëlle Darriet qui, à travers sa jeune entreprise Malongui, accompagne les nouveaux acteurs de l’ESS et intervient sur des missions spécifiques auprès de structures dans les Pyrénées Atlantiques et les environs.
>> Photo :  Le Pôle Tarbes-Lourdes-Pyrénées constitué en 2018.


L’Impact social…

Si c’était une évidence pour notre jeune entrepreneuse d’inscrire son métier dans l’ESS et ce depuis toute jeune à travers initialement son implication dans des associations, pour Pierre Garcia, directeur régional Occitanie de Wimoov (association nationale qui accompagne dans les territoires ruraux les personnes qui ont des difficultés de mobilité) cela fait désormais partie de ce qui est aujourd’hui sa deuxième vie démarrée à la quarantaine : « L’impact social et le fait de travailler à l’amélioration des conditions des personnes a été déterminant dans mon choix, d’autant que dans ce secteur on ne cherche pas à faire des copier-coller de ce qui existe ailleurs. Il y a une vraie réalité de terrain qui laisse de la latitude dans l’organisation et des opportunités pour tisser des liens.»


« Nous devons montrer sa créativité… »


Secteur qui innove, crée de nouveaux emplois, répond à des problématiques locales, oublié par le secteur marchand qui parfois la rejoint quand celle-ci a fait ses preuves (ex : recyclage), l’ESS a toutefois à agir pour améliorer son image.
«Nous avons encore les collectivités, les institutionnels,  à convaincre. Bien souvent, ils pensent que c’est une économie qui s’appuie  sur des emplois aidés ou des subventions. Nous devons montrer sa créativité, sa réponse à des problématiques locales, sa force quant elle met plusieurs structures autour d’une même table» précise Pierre Garcia dont l’association a rejoint la vingtaine de structures de l’ESS afin de constituer le Pôle Tarbes-Lourdes-Pyrénées constitué en 2018 qui se donne comme objet de dynamiser ce secteur avec l’objectif de créer des emplois demain.
«Les projets montés par un acteur de l’ESS nécessite de partager des univers, de coopérer, je ne pense pas qu’un autre secteur puisse autant multiplier de passerelles, ouvrir à tant d’informations, de relations et de complémentarités qui seront inévitablement porteuses d’emplois» conclut confiant notre interlocuteur.

REDACTION

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