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Lahage - 31

« C’est l’école des jeunes qui n’aiment pas l’école » disent ses créateurs…  C’est une voie pour les jeunes en difficulté et qui plus est, éloignés de l’écologie qui va leur permettre de découvrir leur chemin professionnel en étant dans le pratique et le faire. Un programme sur mesure y est composé pour chacun. C’est l’histoire d’une l’école de demain difficile à classer aujourd’hui.

 

Créer une école a beau être un rêve de jeunesse, cela ne s’improvise pas. Aussi depuis plusieurs années, c’est sous la forme associative que tout démarré pour Frederick Mathis et son équipe.
Organisme d’éducation et de formation l’association 3PA (comme Penser-Parler-Partager) a d’abord expérimenté pendant sept ans dans des formes participatives mais plutôt classiques (atelier, ferme pédagogique…) une sensibilisation à l’environnement et au développement durable pour des élèves de tout âge et également des adultes sur Toulouse et son agglo.


Transition écologique : 200 000 emplois sur 10 ans
En 2017, 3PA fait le pas et crée ÊTRE, l’École européenne de la TRransition Ecologique à Lahage (31) pour les jeunes sortant du système scolaire sans diplôme, un public différent.
En Occitanie, leur nombre atteindrait 4 000 alors que dans le même temps, la transition écologique se développe et les métiers y afférents sont en pleine ascension ; on les estime  à plus de 200 000 emplois sur 10 ans.


… « Remobiliser les jeunes avec un projet d’avenir… »
Pour Frederick Mathis, directeur aujourd’hui de l’école ÊTRE - car être est bien plus important qu’avoir,- le pari est clair même si le rêve prend forme : « Le projet de l’école consiste à remobiliser les jeunes avec un projet d’avenir, à partir de formations professionnelles de terrain qu’ils auront choisies. Pour les y aider, des stages ou approches de découvertes faites auprès de passionnés et de professionnels atypiques sont proposés. On les accompagne jusque dans leur démarche d’emploi. ÊTRE va leur permettre d’être pionniers du changement, en étant acteurs de la transition écologique. »


A destination des décrocheurs, déscolarisés ou handicapés
Au sein de l’école, une palette de dispositifs à destination des jeunes entre 13 ans et 30 ans (décrocheurs, déscolarisés, handicapés) permet cette approche ;  elle va de la découverte des métiers verts en passant par les chantiers jeunes, mais aussi l’échange européen, un  parcours vert autour de l’ensemble des métiers de l’environnement et plus rare, la promotion des métiers de l’environnement. Cette dernière formation sur 2 ans, propose aux jeunes un travail de réflexion et la création d’outils de communication pertinents pour promouvoir les métiers de la transition écologique.

 


« …pour nous le mélange est une richesse… »
L’école accueille cette année 125 jeunes, autant de filles que de garçons,  sur des dispositifs pouvant aller de dix jours à deux ans.
À côté de l’équipe de salariés, on trouve à ÊTRE plus d’une dizaine de bénévoles qui assurent les cours de français, mathématiques, anglais… car ici on reconstruit en partant des fondamentaux. Également, près d’une cinquantaine d’entreprises partenaires aux alentours reçoivent les jeunes.
Bien sûr, l’école qui a aujourd’hui un budget  de 250 000 € avec la volonté de le voir doubler l’an prochain est à la recherche de subventions avec la difficulté d’être un établissement inclassable. « Bien que notre démarche expérimentale et innovante conjuguée à nos résultats positifs avec 70 % de retour à l’emploi appellent à la bienveillance des institutionnels, les appels d’offres proposés par la Région ne correspondent ni à une case école, transition, insertion ou formation. C’est comparable à l’agriculture céréalière qui travaille en silo ce qui signifie que l’on ne doit pas mélanger les grains alors que pour nous le mélange est une richesse. Nous avons aussi à faire bouger les choses pour faire vivre le transversal » conclut le directeur de l’école.


Entre nous :
> Grande satisfaction : "individuelle certes mais surtout collective. Le travail de l’équipe est d’une telle bienveillance  auprès des jeunes qu’il permet d’avancer et de résoudre des problématiques sans stigmatiser les problèmes.”


> Solutions à trouver prochainement ? « C’est qu’il faut avancer car il y a urgence mais souvent c’est l’urgence qui amène l’homme à réagir.»




Pour les plus curieux : https://www.ecole-transition.eu

Je m’engage à apporter mon expérience sur un projet similaire, vous pouvez me contacter :
Frederick Mathis  -  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

REDACTION

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