La LETTRE du Mois

Lettre N° 37 - Novembre 2021
Lettre N° 36 - Octobre 2021

 

LIGNE ÉDITORIALE

ICI, tout va bien est né en 2017. Dans sa version actuelle démarrée avec le numéro de mars 2021, ITVB veut plus qu’hier faciliter le déclic du passage à l’action, de la co-construction, de l’envie de faire avec, de se remettre en phase avec le vivant, de s’impliquer ponctuellement ou à long terme dans un projet à travers la mise en avant de récits proches de chez nous* et parfois plus loin.

Marie-Hélène Lopez

Point commun de ces initiatives, solutions ou pratiques innovantes : elles sont vectrices d’émancipation, de mieux-être, de sens par leur parti-pris environnemental, leur modèle économique et social, leur gouvernance aussi.

Poursuivre le journalisme positif, bien sûr, reposant sur de nouveaux imaginaires, des envies de possibles en appuyant sur l’engagement et les énergies collectives.

L’art, la culture, seront des leviers toujours essentiels dans ce devenir proche.

Les forces pour agir sont là, à nous de les saisir.

« Il n’y a pas de lendemains qui chantent, il n’y a que des aujourd’hui qui bruissent » selon « les furtifs » d’Alain Damasio.

Marie-Hélène Lopez, journaliste, responsable de la Publication.

*Territoire d’information : les départements 24, 31, 32, 33, 40, 47, 64, 65.

ITVB c’est 9 lettres par an que l’on peut recevoir par mail gratuitement en s’abonnant ; possibilité de faire un don avec déduction fiscale.

Nailloux | 31

Qu’est ce qui peut faire « basculer » un cargo de marchandises ? La météo ? Un accident ? Non, une baignade en mer autorisée par sa commandante. Ce moment transgressif, en suspens, va faire surgir un avant et un après pour chaque membre de l’équipage. Et si cette irruption du mystère dans la routine de la vie à bord d’un cargo offrait à chacun la possibilité de trouver sa place sans donner place au pouvoir.


Ultramarins de Mariette Navarro
« A l’unanimité*, nous avons choisi , pour des raisons  différentes,nt ce premier roman de Mariette Navarro qui est sorti en août et déjà en rupture. On a souhaité prendre la mer,  prendre le large par rapport à la réalité, avec  un texte qui lave. J’ose la comparaison, c’est comme  un baptême d’eau par immersion. Nous sommes très heureuses de le faire partager. C’est un roman qui réveille doucement et qui met en scène un moment improbable qui va être facteur de changement, pour rester en phase avec le thème proposé par ITVB.  Si c’est un premier roman, l’auteure  est déjà connue, c’est une dramaturge et une poétesse,  on n’est pas étonnée de trouver une maîtrise totale de l’écriture dans ce roman. » raconte Nathalie Fontaine de la Librairie Détours à Naillloux.
* Sybille, Isabelle, Marine et Nathalie.

Un roman…  aux  courants mystérieux

«  C’est l’histoire d’une commandante d’un cargo de marchandises qui va accorder à l’équipage composé de 20 marins qui lui demandent de se baigner au milieu de nulle part dans l’Atlantique. Elle, reste à bord. Quand ils remontent, ils sont 21, le cargo ne repart pas, il est en dehors des radars… On est éloigné de l’œuvre fantastique, on est plutôt dans un roman inquiétant… ou une part d’imprévu et d’irréel entre dans ce quotidien si bien rodé et qui va faire chavirer une commandante dont le professionnalisme est pleinement reconnu, par son second et aussi tout l’équipage.»


Et à partir d’un moment inattendu, non prémédité…
«Cette micro histoire  va mettre cette  commandante à l’épreuve des balles, faisant émerger des microfissures et avec elles une personnalité, une liberté qu’elle va se donner et qu’elle va donner aux autres. Sans abus de pouvoir, chacun va alors tenir sa place, jouer ensemble  une même partition pour avancer et arriver à bon port. Tout ce qui  est dit de la vie à bord du cargo fait écho aussi à  comment faire société ? Comment chacun a son utilité…»

« C’est un texte qui peut se lire  à haute voix… » Essayez…
«Ce  passage comme bien d’autres est magnifique. Le féminin, l’autorité ne sont plus à prouver : Si une main ne s’était posée sur son épaule. Depuis qu’elle est celle qui donne des ordres et décide de la carrière des autres, on ne dit plus rien, le féminin a fait son chemin  dans les esprits, est entré dans les histoires comme le surnom d’autres marins célèbres. Tout le roman est ainsi, c’est un texte qui peut se lire à haute voix, que l’on peut s’approprier facilement… »

Une librairie avec son jardin…
«Parler environnement ? difficile en librairie !! Avec humour,  je vous dirais… on fait notre compost au fond du jardin !!»

Et une actualité qui redémarre en octobre
«On a eu un moment de pose après  avoir proposé pas mal de rencontres et d’animations tout l’été. On repart en octobre,  avec la venue de l’auteur  Gérard Adad et en novembre avec une rencontre  croisée entre  Marie-Hélène Lafon et Violaine Bérot. Que de très bons moments à venir…»


Pour les plus curieux :  https://www.librairie-detours.fr

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