La LETTRE du Mois

Lettre N° 31 - Mars 2021

 

LIGNE ÉDITORIALE

ICI, tout va bien est né en 2017. Dans sa version actuelle démarrée avec le numéro de mars 2021, ITVB veut plus qu’hier faciliter le déclic du passage à l’action, de la co-construction, de l’envie de faire avec, de se remettre en phase avec le vivant, de s’impliquer ponctuellement ou à long terme dans un projet à travers la mise en avant de récits proches de chez nous* et parfois plus loin.

Marie-Hélène Lopez

Point commun de ces initiatives, solutions ou pratiques innovantes : elles sont vectrices d’émancipation, de mieux-être, de sens par leur part-pris environnemental, leur modèle économique et social, leur gouvernance aussi.

Poursuivre le journalisme positif, bien sûr, reposant sur de nouveaux imaginaires, des envies de possibles en appuyant sur l’engagement et les énergies collectives.

L’art, la culture, seront des leviers toujours essentiels dans ce devenir proche.

Les forces pour agir sont là, à nous de les saisir.

« Il n’y a pas de lendemains qui chantent, il n’y a que des aujourd’hui qui bruissent » selon « les furtifs » d’Alain Damasio.

Marie-Hélène Lopez, journaliste, responsable de la Publication.

*Territoire d’information : les départements 24, 31, 32, 33, 40, 47, 64, 65.

ITVB c’est 9 lettres par an que l’on peut recevoir par mail gratuitement en s’abonnant ; possibilité de faire un don avec déduction fiscale.

Bazus-Aure 65

Tout jeune, il voulait être menuisier. Il voulait aussi être un artisan choisissant sa matière première avec attention, de préférence locale et écologique. Il voulait proposer des esquisses à son client et porter avec lui le projet. Il voulait écouter puis proposer… Son rêve est aujourd’hui exaucé.

 

Quand on rentre dans l’atelier de Christophe Jarniou à Bazus-Aure, près d’Arrau « c’est la caverne d’Ali Baba » comme il le dit lui-même.
Sur près de 200 m2, les planches sont là, posées, les outils alignés au-dessus de l’établi, les chaises conçues tels des prototypes sont disposées au sol ou sur les murs, les croquis sont dans les tiroirs ou en dehors. On sent qu’ici, la création est dans tous ses états et à toutes les étapes, elle attend de prendre forme ou d’être vue.


Écouter, dessiner des projets à main levée…
La mise en scène non étudiée, est simplement une façon de montrer son savoir-faire et d’entamer le dialogue avec son client dont le passage par l’atelier est de plus en plus souhaité pour élaborer les projets.
« Quand je me suis installé dans ce village des Hautes-Pyrénées, j’ai démarré avec des architectes. Aujourd’hui, je travaille toujours avec eux mais le particulier est ma clientèle principale que ce soit dans les aménagements intérieurs ou extérieurs ». Christophe Jarniou fabrique aussi du mobilier qui pour chaque client sera une pièce unique. La démarche est toujours la même : écouter, dessiner des projets à main levée au départ, proposer des bois locaux et appropriés à sa destination, parfois des bois récupérés. « Si j’ai créé mon entreprise c’est parce que je souhaitais mettre en valeur ma démarche à partir des connaissances que j’ai acquises et des convictions relatives à l’environnement et à l’écologie. Je propose des alternatives, qui existent autour de nous, qui le plus souvent sont appréciés et adoptée par le client. Bien sûr, je fais aussi des concessions. Je préfère poser du mélèze qui viendra de l’étranger toujours au plus près de chez nous, c’est mieux que d’aller chercher du bois exotique qui sera beaucoup plus néfaste pour notre planète ».


Trouver le juste équilibre
Rêveur parfois, artiste aussi quand il a dû mal à se défaire de certaines de ses créations-réalisations, notre menuisier est cependant ancré dans la réalité économique de ses clients. Lorsqu’il propose d’aller vers des matériaux qui correspondent à ses valeurs, il sait qu’il devra moins marger sur la matière première pour faire passer le devis.
Aujourd’hui, quatre artisans-artistes dans les domaines de la décoration, de l’ameublement et de la construction, partageant les mêmes valeurs que Christophe, sont venus le rejoindre dans l’atelier. « L’hiver les conditions météo sont parfois difficiles dans la vallée. Alors, boire un café ensemble, discuter, mais aussi se donner un coup de main quand il faut charger une commande… C’est très appréciable ».


Entre nous
 




> Grande satisfaction ? «C’est de pouvoir proposer ce qui me semble important dans mon métier pour l’exercer et de voir une bonne réceptivité des personnes en face de moi».


> Solutions à trouver prochainement ? « Il faudra certainement rechercher un atelier avec une plus grande surface de travail et de stockage».




Pour les plus curieux :  https://www.jarniou-mobilier.com

Je m’engage à apporter mon expérience sur un projet similaire, vous pouvez me contacter :  Christophe Jarniou -  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


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