La LETTRE du Mois

Lettre N° 31 - Mars 2021

 

LIGNE ÉDITORIALE

ICI, tout va bien est né en 2017. Dans sa version actuelle démarrée avec le numéro de mars 2021, ITVB veut plus qu’hier faciliter le déclic du passage à l’action, de la co-construction, de l’envie de faire avec, de se remettre en phase avec le vivant, de s’impliquer ponctuellement ou à long terme dans un projet à travers la mise en avant de récits proches de chez nous* et parfois plus loin.

Marie-Hélène Lopez

Point commun de ces initiatives, solutions ou pratiques innovantes : elles sont vectrices d’émancipation, de mieux-être, de sens par leur part-pris environnemental, leur modèle économique et social, leur gouvernance aussi.

Poursuivre le journalisme positif, bien sûr, reposant sur de nouveaux imaginaires, des envies de possibles en appuyant sur l’engagement et les énergies collectives.

L’art, la culture, seront des leviers toujours essentiels dans ce devenir proche.

Les forces pour agir sont là, à nous de les saisir.

« Il n’y a pas de lendemains qui chantent, il n’y a que des aujourd’hui qui bruissent » selon « les furtifs » d’Alain Damasio.

Marie-Hélène Lopez, journaliste, responsable de la Publication.

*Territoire d’information : les départements 24, 31, 32, 33, 40, 47, 64, 65.

ITVB c’est 9 lettres par an que l’on peut recevoir par mail gratuitement en s’abonnant ; possibilité de faire un don avec déduction fiscale.

Hagetmau 40

Proposer une structure d’accueil pour accompagner les personnes atteintes d’un cancer ou leurs accompagnants en pleine ruralité, c’est le pari d’une jeune infirmière. Ouverte depuis un an et demi, la petite structure qui monte, qui monte s’appuie sur un véritable élan solidaire local. Et si demain reste à construire, l’heure est à l‘optimisme.

 

Ouvert en octobre 2017 à Hagetmau, le centre Holi (nom de  fête des couleurs en Inde) accueille trois jours par semaine des  personnes ayant un cancer  et leur propose  un moment de ressources et de bien-être. « L’offre est multiple. Elle est réalisée toujours par des professionnels. On peut aussi bien faire du Pilate, que du tricot, apprendre à faire son déodorant ou avoir un massage… Ici, on ne parle pas maladie sauf avec ceux qui le veulent » raconte Laure Dandieu, à l’origine du projet.


Un projet construit sur une expérience
Elle n’a qu’une expérience de deux ans en hospitalisation à domicile en tant qu’infirmière  lorsque Laure, salarié de l'hôpital, se rend compte des problèmes auxquels les personnes qu’elle visite sont confrontées : la solitude, le manque de stimulation, le  besoin de conseils … « Quand je quittais un domicile et que je demandais à la personne ce qu’elle allait faire aujourd’hui, sa réponse se transformait en question – à quelle heure revenez-vous ? Nos visites sont très courtes et ne peuvent porter que sur le soin ».


« Pour convaincre… Il faut un dossier bien ficelé… »
Le constat est difficile à accepter pour cette jeune infirmière. Elle en parle autour d’elle et pour mieux évaluer le besoin, interroge une centaine de patients et questionne le secteur médical et paramédical. Le bilan vient conforter son projet. Elle se rapproche de professionnels qui accompagnent les porteurs de projets « A 23 ans on a beau avoir des compétences, des idées qui fusent et de l’enthousiasme cela ne suffit pas pour convaincre ; Il faut avoir un dossier bien ficelé c’est ce que l’on a réalisé avec le soutien de Tec Ge Coop » précise Laure.


De nombreuses aides au plan local
L’équipe de l’association se structure avec principalement des professionnels de la santé et aussi d’anciens malades. Une cagnotte est lancée avec succès sur Ulule, une maison est trouvée à Hagetmau, les aménagements se font, les dons et les aides se multiplient « On a reçu des dons d’entreprises locales aussi bien financiers que matériel. Et cela continue aujourd’hui avec des cagnottes, des lotos qui sont réalisés pour apporter des financements au centre, c’est incroyable ».
C’est grâce aux nombreux dons, aux intervenants qui ne se font pas payer (seuls leurs frais de déplacements sont remboursés) que l’association peut proposer des tarifs bas.

 


Demain, se faire connaître et reconnaître
L’an dernier une quarantaine de personnes ont fréquenté le centre d’accueil et l’année 2019 démarre bien. « Les premiers résultats montrent que notre offre correspond à un besoin qui n’est pas encore totalement bien connu de ceux qui pourraient y accéder. Et oui, nous sommes en campagne, il faut du temps. Nous aurons aussi à faire connaître notre action, ses résultats, ses impacts positifs auprès des instances de la santé, des institutionnels du territoire car l’objectif à terme est de rémunérer tous les intervenants » conclut Laure avec optimisme.


Entre nous
 


> Grande satisfaction : "C’est de voir l’engouement local à partir d’une petite idée et qu’il se poursuit avec des actions de solidarité multiples. »
> Solutions à trouver prochainement ? « L’aspect financier est important dans notre centre. Nous devons trouver des fonds stables et pour cela convaincre les institutions sur les besoins de la ruralité et de l’impact positif de nos actions ».



Pour les plus curieux :  https://www.associationlaholi.fr



Je m’engage à apporter mon expérience sur un projet similaire, vous pouvez me contacter :
Laure Dandieu   -   Mail :  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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